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Objectif 6

Réduire à zéro les plaintes justifiées concernant le marketing alimentaire

Deux initiatives, le Code de Publicité et le Belgian Pledge, permettent aux consommateurs et aux organisations d’exprimer leurs préoccupations concernant le marketing des denrées alimentaires et des boissons. D’ici 2025, nous ambitionnons d’atteindre 0 % de plaintes justifiées.

Quel est notre objectif à l'horizon 2025 ?

En tant que membres de Fevia, nous ambitionnons de réduire à zéro les plaintes justifiées concernant le marketing alimentaire.

Comment allons-nous réaliser cet objectif ?

Nous mettons en œuvre deux initiatives relatives au marketing alimentaire responsable :

  • Le Code de Publicité est un engagement sectoriel de Fevia et Comeos. Il renferme 10 principes qui s'appliquent à toutes les formes de publicité pour les denrées alimentaires et les boissons disponibles sur le marché belge. Le Code de Publicité est en vigueur depuis 2005.
  • Le Belgian Pledge est l’initiative volontaire de Fevia, Comeos et United Brands Association (UBA) pour une publicité alimentaire responsable à destination des jeunes enfants. Il s’agit de la transposition nationale de l’EU Pledge. Le Belgian Pledge existe depuis 2012 et en est déjà à sa troisième édition. 

Nous souhaitons respecter au mieux nos engagements dans le cadre du Code de Publicité et du Belgian Pledge. Il existe un système de plaintes pour les deux initiatives. Les consommateurs et les organisations peuvent l’utiliser lorsqu’ils estiment que nous ne respectons pas le Code de Publicité ou le Belgian Pledge. Ensuite, le Jury d’Éthique Publicitaire (JEP) évalue le bien-fondé des plaintes. Si une plainte est justifiée, en notre qualité d’annonceurs, nous nous conformons volontairement à toutes les décisions du JEP en vue de modifier ou de cesser la publicité.

Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Chaque année, le JEP contrôle le respect du Code de Publicité et publie ses conclusions dans un rapport d’évaluation. Chaque année, le JEP présente le nombre de dossiers de plaintes justifiées et les compare au nombre total de dossiers de plaintes reçus : 

Dans l'ensemble, nous constatons qu'il y a peu de dossiers de plaintes concernant le marketing alimentaire. 35 dossiers de plaintes ont été introduits en 2019 contre 19 dossiers en 2020. En 2020, le nombre de dossiers de plaintes était inférieur aux années précédentes et ce, probablement en raison de la pandémie de coronavirus. Les cas dans lesquels le jury constate effectivement une infraction sont très limités. Huit infractions ont été déclarées, dont 3 contre des membres de Fevia.

En 2021, le JEP a reçu un peu plus de dossiers de plainte qu'en 2020 ; 26 dossiers en 2021 contre 19 dossiers en 2020. En 2021 également, le nombre de dossiers de plaintes justifiées est très limité : dans 13 des 26 dossiers, la publicité doit être arrêtée ou modifiée. Sur les 13 infractions, 4 sont déclarées contre des membres de Fevia.

Le système de plaintes du Belgian Pledge se trouve dans une phase de test depuis mars 2021. Il est opérationnel, une plainte a déjà été déposée, mais elle était irrecevable.

Quelles sont nos actions concrètes en tant que secteur ?

  • Fevia suit de très près l'évolution des dossiers de plaintes introduits et en rend compte dans son groupe de travail interne PR. 
  • En tant que membres de Fevia, nous nous appuyons sur ce feed-back lorsque nous réalisons de la publicité pour des denrées alimentaires et des boissons. 
  • Fevia informe ses membres concernant le rapport annuel du JEP et le nombre de dossiers de plaintes justifiées. 
  • Fevia organise des ateliers sur l'application du Belgian Pledge. Les signataires du Belgian Pledge y discutent des campagnes publicitaires et examinent si elles remplissent ou non les critères du Pledge. L’objectif de l’atelier est d’examiner et de clarifier les zones d’ombre de la publicité destinée spécifiquement aux jeunes enfants. Un prochain atelier aura lieu en 2023. 
  • Les entreprises alimentaires qui souhaitent promouvoir des denrées alimentaires ou des boissons destinées aux jeunes enfants contactent souvent Fevia de manière proactive, afin de vérifier avec elle si le marketing satisfait aux règles du Belgian Pledge. 

Qu’avons-nous fait depuis le lancement de la roadmap ?: 

  • Fevia, Comeos et UBA ont décidé de commun accord de durcir les engagements actuels du Belgian Pledge 3.0 à partir de juin 2023, avec des critères nutritionnels plus stricts, une limite d'âge plus élevée à respecter pour faire de la publicité destinée aux enfants (de -12 ans à -13 ans) et une définition plus stricte de ce que signifie « publicité destinée spécifiquement aux enfants de moins de 13 ans ».  
  • Nous travaillons également à l'intégration du Belgian Pledge dans le Code de Publicité, qui prendra également effet à partir de juin 2023 et qui constitue une avancée majeure pour deux raisons ; 
    • Le Belgian Pledge n'existera plus en tant qu'initiative distincte, mais fera partie du Code de Publicité. Par conséquent, il n'y aura plus non plus de système de plainte distinct du Belgian Pledge. Les plaintes relatives au respect des règles du Belgian Pledge peuvent donc être introduites dans le système de plaintes du Code de Publicité et le JEP évaluera également ces plaintes sur leur recevabilité et leur bien-fondé. 
    • Deuxième conséquence de l’intégration : les engagements du Belgian Pledge deviendront contraignants pour l’ensemble du secteur alimentaire. Des plaintes pourront donc être déposées contre toutes les entreprises du secteur alimentaire concernant le respect des règles du Belgian Pledge. Les règles du Belgian Pledge s'appliqueront donc beaucoup plus largement qu'aux seuls signataires du Belgian Pledge, comme c'est le cas aujourd'hui.  
  • Très récemment, le Ministre Dalle a organisé une table ronde suite à l'avis du Conseil Supérieur de la Santé sur le marketing nutritionnel destiné aux enfants. Lors de cette Table Ronde, nous avons été gratifiés d’une reconnaissance générale pour notre autorégulation, qui fonctionne parfaitement et donne de bons résultats, mais le gouvernement nous a demandé d'introduire d’autres évolutions concernant un certain nombre de points (p.ex., en relevant à nouveau la limite d'âge). Nous nous engageons à approfondir cette question, en concertation avec les différents cabinets concernés.