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Objectif 27

Renforcer la compétitivité de nos entreprises

Pour pouvoir continuer à investir, innover, créer de la valeur et de l'emploi en Belgique de manière durable, nous devons veiller à ce que la rentabilité moyenne de nos entreprises atteigne et se maintienne à un niveau acceptable.

Quel est notre objectif à l'horizon 2025 ?

Nous souhaitons garantir la compétitivité de nos entreprises et ainsi atteindre au minimum un « level playing field » avec nos pays voisins. À cet effet, nous devons éliminer le handicap salarial, le handicap énergétique et le millefeuille de taxes. 

Comment allons-nous réaliser cet objectif ?

Nous devons tenter de convaincre nos responsables politiques de la nécessité d'établir un « level playing field », où nos entreprises assument leurs responsabilités mais bénéficient des mêmes opportunités pour pouvoir rivaliser avec leurs concurrents étrangers. 

Par l’intermédiaire de différents organismes dans lesquels nous sommes représentés et en partenariat avec les secteurs, nous allons insister sur la nécessité de s'attaquer à trois handicaps qui affectent nos entreprises alimentaires : 

  • Coûts salariaux : au niveau interprofessionnel via la FEB et les négociations sectorielles.
  • Coûts de l’énergie : réduction des surcoûts fédéraux par le biais de la FEB et des surcoûts régionaux par le biais de VOKA et de l'UWE.
  • Fiscalité et achats transfrontaliers : une large coalition de fédérations patronales qui demandent le contrôle de notre handicap fiscal grâce, en premier lieu, à la mise en place d’un suivi par une autorité indépendante (SPF Economie, Bureau du Plan, ...)

Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Ces dernières années, la marge nette d’exploitation de l’industrie alimentaire présente une claire tendance à la baisse. En 2021 (dernière année disponible), elle affiche une légère progression par rapport à 2020 (3,37% contre 3,18%). Cependant, il est encore en-dessous de son niveau pre-covid (3,87% en 2019) et de sa moyenne de long terme (4,18% sur la période 1995-2019). Pour 2022, on peut s’attendre à ce que l’explosion des coûts de production, combinée à la difficulté de la répercuter dans les prix de vente, pousse à nouveau la marge d’exploitation nette à la baisse.

Evolution de la marge nette d'exploitation dans l'industrie alimentaire

Pour 2022, on peut s’attendre à ce la marge d’exploitation nette diminue sensiblement. En effet, la combinaison de la hausse exceptionnelle des coûts de production (matières premières, énergie, emballages, transport, salaires) et de la difficulté, voire l’impossibilité, de répercuter cette hausse dans les prix de vente, en particulier envers la grande distribution met l’industrie alimentaire sous pression.  

Quelles sont nos actions concrètes en tant que secteur ?

  • Dans le domaine des coûts salariaux, Fevia participe à l'élaboration d'une position commune des employeurs dans le cadre de l'accord interprofessionnel, par l'intermédiaire de la FEB. Nous menons ensuite des négociations sectorielles.
  • Nous participons également aux mémorandums des organisations inter-professionnelles fédérale et régionales (FEB, Voka, UWE, BECI), dans lesquels nous soulignons les priorités politiques de notre secteur. Par ailleurs, dans le cadre de nos contacts avec des responsables politiques, nous insistons entre autres sur l’importance de la maîtrise des coûts salariaux, des surcoûts énergétiques, de la fiscalité et des charges administratives.
  • Les coûts de l’énergie font l’objet d’accords de branche. Fevia poursuit sa collaboration avec les autres fédérations en vue de réformer les systèmes fédéraux existants d'exonération dégressive afin qu'ils sortent du champ d’application des règles européennes en matière d’aides d’État pour l'environnement et l'énergie.
  • Fevia a contribué à l'avis du Conseil supérieur des Indépendants et des PME (CSIPME) et du CCE sur les achats transfrontaliers.
  • En outre, nous avons créé une coalition pour lutter contre les achats transfrontaliers avec tous les secteurs concernés, à savoir Comeos, BABM, Unizo, UCM, Febed, la fédération « Brasseurs belges », Vinum Et Spiritus, KoffieCafé et la FIEB. Fevia a publié un « position paper » commun qui objective le phénomène des achats transfrontaliers et formule des recommandations politiques.
  • Nous avons rédigé un argumentaire contre les nouvelles taxes sur les aliments et les boissons (taxes santé), dans lequel nous démontrons les effets négatifs sur les plans économique, social et sanitaire.

Qu’avons-nous fait depuis le lancement de la roadmap ?: 

  • Fevia participe à la Taskforce Ukraine fédérale et flamande. Lors des réunions, Fevia met en avant la situation particulièrement difficile de nos entreprises et soumettons des propositions concrètes afin de les soutenir.
  • Fevia informe mensuellement les membres sur l’évolution des coûts de production.
  • Nous contribuons aux travaux des organisations intersectorielles fédérale et régionales en matière de coûts salariaux, de coûts énergétiques et de fiscalité. Des pistes de solution sont élaborées afin de sauvegarder la compétitivité de nos entreprises.
  • Nous analysons les propositions dans le cadre de la réforme fiscale globale et du plan de santé/alimentation afin de déterminer l’impact pour notre secteur.
  • Un travail intense de lobbying vers le politique et via les médias est réalisé en continu.